Du bureau du président
Alors que la neige continue de fondre tranquillement et que les températures commencent à augmenter, nous avons tous hâte pour le mois d’avril afin d’accueillir une température plus chaude. Je suis sûr que je ne suis pas le seul à dire au revoir à mars ainsi qu' à avoir hâte de ranger les manteaux d’hiver, les gants et les bottes. Je ne vais surtout pas manquer les nombreuses couches de vêtements qui affectent nos routines quotidiennes!
Les chapitres à travers le pays continuent de terminer les sports ainsi que les activités d’hiver et se préparent pour des activités plus favorables aux conditions chaudes.
De la Colombie-Britannique à Terre-Neuve, les chapitres continuent de planifier des événements et des sorties pour leurs membres. Les chapitres planifient des événements sportifs à l'extérieur comme le jeu de boulingrin, la marche organisée, la natation, des concerts dehors, des visites théâtrales et une compétition amicale, comme ce qui est offert par la Fin de semaine de la récréation des sports de l'Atlantique en mai. Plusieurs chapitres planifient également des événements pendant les mois d’été en gardant en tête la santé et l'exercice physique.
Je m’en voudrais de ne pas mentionner l’excellent travail du Comité qui se poursuit, comme le plaidoyer et l’adhésion. Le plaidoyer ne dort jamais, et en tant que personnes vivant avec une perte de vision, nous devons répondre à tout problème qui se pose en temps opportun.
Le mois d’avril nous apportent aussi une opportunité de passer du temps avec la famille et les amis durant la fête de Pâques —un temps pour refléter comment nous sommes fortunés de partager de la nourriture ainsi que de la camaraderie avec nos pairs. Oh, et n’oublions pas le lapin de Pâques!

(Description de l’image: Il y a un panier qui contient plusieurs œufs de Pâques colorés et tachetés qui entourent un lapin en peluche blanc.)
Au nom du conseil d’administration, du personnel, des commanditaires, des donateurs et de nos bénévoles, nous souhaitons à tous une joyeuse Pâques. J’espère que vous pourrez passer du temps avec votre famille et vos amis. Et n’oubliez pas de faire vérifier vos yeux régulièrement.
Jim Tokos,
Président national
UN APERÇU SUR NOS MEMBRES
Une vie en rythme et résilience: l’histoire de Jim Noseworthy:
À 78 ans, Jim Noseworthy a vécu une vie définie par la détermination, la curiosité et une croyance inébranlable dans le pouvoir de la technologie ainsi que de la communauté. Originaire de Terre-Neuve et maintenant établi à Fredericton au Nouveau-Brunswick, Jim est membre itinérant du Conseil canadien des aveugles (CCA). Son parcours, cependant, a commencé bien avant son travail de plaidoyer—façonné par la musique, l’ingéniosité et un refus de laisser les barrières le définir.
Né prématuré et complètement aveugle depuis la naissance, Jim est allé à l'École pour les aveugles d’Halifax. Comme plusieurs jeunes qui sont diplômés du secondaire, il a quitté l’école avec aucun plan. L’université ne l’intéressait pas, mais la musique l’intéressait. C’était plus qu’un passe-temps—c’était un appelle.
Jim a commencé sa carrière comme étant un musicien de clavier et chanteur, performant partout de St. John’s à Toronto. Parfois, il jouait en solo, d’autres fois avec des groupes, toujours guidé par son oreille et son instinct. La musique l’a transporté à travers ces premières années, et éventuellement il s’est retrouvé à explorer de nouveaux chemins.
Il a travaillé comme technicien de chambre noire pour une compagnie cinématographique commerciale et a ensuite accepté plusieurs contrats gouvernementaux à court terme. Mais un moment charnière est survenu lorsqu’il a essayé d’aider sa belle-fille avec son ordinateur. Il ne pouvait pas y accéder de manière indépendante, et la frustration a touché un point sensible.
Malgré que la technologie commençait à devenir essentielle, les personnes aveugles et malvoyantes étaient quand même oubliées.
Cette réalisation a tout changé.
Jim a commencé à apprendre comment construire des ordinateurs. À peu près durant le même temps, il a lu un article sur une femme en Californie qui avait développé un programme de parole pour les utilisateurs aveugles - distribué sur une simple disquette. Il a acheté le programme, loué des ordinateurs et a appris à l’utiliser. «Les aveugles n’ont aucune chance sans la technologie», a-t-il dit à sa femme.
Armé de nouvelles compétences, Jim a visité le bureau d’INCA à Fredericton. Par coïncidence - ou peut-être par le destin - l’INCA venait tout juste de rendre obligatoire la création de bureaux de technologie d’assistance partout au pays. Jim avait déjà les connaissances dont ils avaient besoin. Ils l’ont embauché comme spécialiste en soutien technologique d’assistance, lançant une carrière qui s'étendait sur plus de trois décennies.
Pendant 34 ans, Jim a soutenu des clients de St. John’s à Vancouver. Il a même dirigé le premier système d’enseignement en ligne pour les technologies d’assistance, un programme qui a fonctionné pendant environ 25 ans. Son dévouement ne s’est pas terminé à 5h—il était toujours prêt à prendre des appels, offrant un soutien par les pairs chaque fois que quelqu’un avait besoin d’aide.
Jim a pris sa retraite à 75 ans, mais cela ne l'a pas ralenti. Aujourd'hui, il est revenu à sa première passion: la musique. Il performe comme claviériste ainsi que chanteur dans les églises et collabore souvent avec Louise Burley, une amie rencontrée à l'école pour aveugles d'Halifax.
De musicien à technicien, de mentor à défenseur des droits, la vie de Jim Noseworthy témoigne d'une grande capacité d'adaptation et d'une passion. Que ce soit sur scène ou derrière un ordinateur, il a passé sa vie à aider les autres à trouver leur voix — parfois littéralement, parfois grâce à la technologie, toujours avec cœur.
ANNONCES
Soirée bistro d'avril d'un océan à l'autre:

(Description de l’image: Une vue rapprochée d’un microphone argenté vintage avec des lumières dans l'arrière-plan flou.)
C'est de retour… et meilleur qu'avant! Rejoignez-nous pour la prochaine soirée bistro d'un océan à l'autre!
Samedi, 25 avril, 2026
7h30-9h30 Atlantique
6h30–8h30 heure de l'Est
(Ajustez selon votre zone d'horaire)
La salle Zoom s'ouvre 15 minutes d'avanceAlors, entrez, installez-vous confortablement et préparez-vous à une soirée pleine de connexion et en bonne humeur.
Tout comme avant, nous allons commencer par un accueil chaleureux, et ensuite De la musique, de la musique et de la musique!
Écouter du chant, du piano, de la guitare et un merveilleux mélange de musiques anglophones et francophones, partagé par des artistes talentueux de tout le pays.
Performeurs: Les places se remplissent rapidement, alors assurez-vous de vous inscrire tôt pour avoir la chance de briller!
Venez nous rejoindre Détendez-vous, écoutez, riez, tapez du pied, et profitez de la magie, tout en buvant votre breuvage préféré dans le confort de chez vous.
Pour vous inscrire ou pour plus d'informations:
Envoyez un courriel à Louise à lburley@ccbnational.net
Ne le manquez pas — Une soirée de musique, de connexion et de communauté d’un océan à l’autre vous attend!
Le club de cyclisme <i>TandemEyes</i> à Peterborough, en Ontario – Pour l'amour du vélo:

(Description de l’image: Plusieurs vélos en tandem roulant le long d’une route de gravier bordée d’arbres.)
Ce qui est commun à voir un lors d’une soirée d’été à Peterborough, en Ontario, est une longue file de tandems qui serpentent le long des sentiers locaux ou dans les rues de la ville.
Vous pourriez également entendre des bruits joyeux, notamment plusieurs conversations, des éclats de rire occasionnels et le joyeux «ding» d'une sonnette de vélo.
<i>TandemEyes</i>, un club de cyclisme pour adultes à but non lucratif (sous l’égide du club de cyclistes de Peterborough) permet aux cyclistes malvoyants et aveugles de rester actifs ainsi que de profiter de la compagnie des autres.
<i>TandamEyes</i> a été fondé en 2012 par Anne Wood, une cycliste à vie qui a perdu la plupart de sa vision à cause des complications médicales du cancer. Anne voulait «apporter l’activité et l’amour du plein air aux personnes vivant avec une perte de vision.»
Depuis le début, un groupe de bénévoles dévoués a veillé à ce que <i>TandemEyes</i> poursuive et serve notre communauté de personnes malvoyantes.
La saison de <i>TandemEyes</i> se déroule de mai à août. Les vélos partent du Millennium Park. Les routes cyclables vont de 13 à 25 kilomètres et impliquent une combinaison de routes et de sentiers polyvalents. Les sorties de courte distance sont plus communes au début de la saison et, à mesure que les cyclistes développent leurs jambes ainsi que leur confiance, la distance augmente.
L’unité de base d’une balade en tandem est le «capitaine» qui s’assoit en avant et contrôle la direction, les freins et les engrenages, ainsi que le «chauffeur» malvoyant qui aide à fournir les muscles et est également responsable des tournants. Tous les vélos ont un «guide» sur un seul vélo à l’avant qui mène la course. Ce qui fait également partie du groupe de conduites sont un ou deux «balayeurs» qui utilisent leur propre vélo pour aider aux traversements de routes, maintenir la file des cyclistes ensemble et les aider avec tout problème mécanique – c’est-à-dire les crevaisons.
Une bonne communication est essentielle lors des sorties <i>TandemEyes</i>. Les capitaines communiquent constamment avec leur passager pour décrire le paysage, signaler les bosses, les virages, les démarrages et les arrêts. Les serre-files vérifient régulièrement auprès des tandems et du guide pour s'assurer du confort de chacun.
Si vous habitez dans la région de Peterborough et que vous souhaitez devenir chauffeur, chef d'équipe, capitaine ou balayeur comme décrit ci-dessus, veuillez nous contacter. tandemeyes@gmail.com
Pour en savoir plus sur <i>TandemEyes</i>, rendez-vous sur notre site web à l'adresse suivante: www.tandemeyes.com
Notre session d'orientation/lancement de saison aura lieu le dimanche 19 avril à 10h au Holiday Inn de Peterborough.
Veuillez confirmer votre présence à l'adresse électronique ci-dessus si vous prévoyez de vous joindre à nous et d'en apprendre plus.
Nous serions ravis de vous accueillir et de répondre à toutes vos questions.
Le cirque Kintsugi – Ce cirque montréalais rend les spectacles accessibles à la communauté des personnes aveugles:
Quarante spectateurs malvoyants ont pu écouter une description audio du spectacle de cirque Kintsugi. La compagnie de cirque La TOHU s'est associée à Danse-Cité pour rendre le spectacle plus accessible grâce à la présence de deux narrateurs audio en direct, installés dans une cabine surplombant la scène.
Regardez la courte vidéo ici:
https://www.cbc.ca/player/play/video/9.7102220

(Description de l'image : Le plafond d'un cirque bien éclairé, en rouge et jaune, avec l'inscription «Cirque Cirque» au-dessus. Des ballons rouges et dorés sont visibles en forme de cercle à l'intérieur du plafond.)
Pour tous les amateurs d’oiseaux!:

(Description de l’image: Une vue rapprochée d’un oiseau jaseur de cèdre, dont les ailes sont d’un dégradé brun clair à gris, debout sur un eucalyptus aux fleurs roses pendant la journée.)
Saviez-vous qu’il existe plusieurs opportunités d'observer des oiseaux pour les personnes aveugles ou malvoyantes?
Si vous n’appréciez pas déjà le <i>birding by ear</i>, nous aimerions vous encourager à commencer. C’est une excellente façon de se connecter au monde naturel.
Voici quelques idées sur la façon dont vous pouvez commencer ou améliorer vos habiletés en observation des oiseaux à l’oreille.
1. Consultez le site web de <i>Birdability</i>qui contient beaucoup de ressources excellentes.
- Si votre communauté locale d’aveugles et de malvoyants a déjà accès à des événements ornithologiques, c’est fantastique! Nous aimerions en entendre parler; veuillez nous le faire savoir à steve@torontobirding.ca
- Sinon, selon la taille de votre communauté, il peut y avoir un ou plusieurs groupes d’observation d’oiseaux qui organisent des sorties pour les ornithologues en général. Ils pourraient également vous aider à trouver de bons endroits pour observer les oiseaux qui répondent à vos besoins en matière de transport et d’accessibilité. Ils pourraient même avoir des ornithologues qui pourraient vous rejoindre et vous aider à identifier les oiseaux à l’oreille, si vous êtes nouveau dans ce domaine. Nous vous encourageons à contacter les ornithologues locaux et à leur faire savoir que vous êtes intéressé d’apprendre à observer les oiseaux par l’oreille.
- <i>Google</i> est probablement votre meilleur choix pour trouver des groupes d’observation d’oiseaux ou des individus qui organisent des promenades dans votre communauté.
2. Le 3 et le 4 mai 2026, vous pouvez participer au Blind Birder Birdathon.
- L’idée est de sortir et de trouver autant d’oiseaux à l’oreille que possible. Les détails de l’événement, y compris un lien d’enregistrement, peuvent être trouvés sur le site de <i>Birdability</i>. Cliquez ici: https://www.birdability.org/blind-birdathon
- Le Club ornithologique de Toronto (COT) participera à cet événement à Toronto, et nous nous engageons également à en faire la promotion partout dans le Canada.
- Nous vous encourageons à organiser un groupe d'observateurs d'oiseaux aveugles et malvoyants, ou vous pouvez participer au <i>Birdathon</i> par vous-même – inscrivez-vous simplement sur le site de <i>Birdability</i>.
- Nous ferons la publicité de cet événement auprès des groupes d’ornithologues partout au Canada afin que vous puissiez trouver un groupe d’ornithologues local qui organise quelque chose pour cet événement.
Si vous avez des questions ou souhaitez partager quoi que ce soit, veuillez nous contacter à l'adresse suivante:
steve@torontobirding.ca
TECHNOLOGIE D'ASSISTANCE
Comprendre <i>Be My AI</i> – Comment ça marche – et ce que ça fait (et ne fait pas):

(Description de l'image: Les lettres «AI» sont représentées en bleu, rose et violet avec des lignes ondulées à gauche, sur un fond dégradé bleu clair, rose et blanc.)
Imaginez prendre une photo et qu'elle vous soit instantanément expliquée en langage clair et naturel. C'est précisément ce que propose <i>Be My AI</i>, une fonctionnalité de l'application <i>Be My Eyes</i>, aux personnes aveugles ou malvoyantes. Ce que les voyants perçoivent par la vue, les personnes malvoyantes peuvent aussis y accéder grâce aux mots.
Pour les personnes aveugles, <i>Be My AI</i> donne accès à des informations qu'elles n'auraient jamais pu découvrir autrement. Pour les personnes malvoyantes, elle comble les lacunes en leur fournissant des détails que les voyants perçoivent souvent sans y penser. Et pour celles dont la vue décline, <i>Be My AI</i> offre un moyen de rester connectée au monde visuel, en reconnaissant les changements dans leur environnement et en entendant les descriptions des visages de leurs proches.
Les photos de bébé ne sont plus de simples formes floues emmitouflées dans des couvertures: elles deviennent des souvenirs précieux. On peut assortir les vêtements, vérifier l’apparence de son enfant grâce à un selfie, pour un dernier coup d’œil dans le miroir avant de sortir. Pour celles et ceux qui suivent leur programme de remise en forme ou de perte de poids, c’est un outil précieux pour constater les changements au fil du temps. Pour beaucoup, c’est une véritable révolution.
Transformer les images en compréhension
<i>Be My AI</i> traduit les informations visuelles en langage. Une personne aveugle ou malvoyante prend une photo, et l'IA lui fournit une description détaillée de ce qui figure sur l'image. Cette image peut représenter un document, une étiquette de produit, une pièce, un panneau, une personne ou une situation du quotidien.
Ce qui rend <i>Be My AI</i> particulièrement performant, c'est son interactivité. Les utilisateurs peuvent poser des questions complémentaires telles que:
- «Quel bouton dois-je appuyer?»
- «Que m’indique cette étiquette?»
Il ne s'agit pas seulement d'identifier des objets, mais aussi de comprendre le contexte et de prendre des décisions éclairées en toute autonomie. Cela peut également être crucial pour la sécurité. Les petits caractères sur les bouteilles de médicaments ne seront plus un obstacle, et les avertissements importants comme «peut contenir des noix» seront rendus accessibles, ce qui est indispensable pour préparer des repas pour une personne souffrant d'allergies graves.
Visages, vie privée et ce que l'IA ne fait pas
Une préoccupation fréquente concerne la manière dont l'IA traite les photos de personnes, et plus particulièrement les visages. C'est pourquoi il est important de comprendre la différence entre la reconnaissance faciale et la description faciale.
La reconnaissance faciale permet d'identifier une personne.
La description faciale explique à quoi ressemble une personne.
<i>Be My AI</i> n'identifie pas les personnes et ne fait pas de correspondance entre les visages et les noms ou bases de données. Elle propose plutôt des descriptions générales — vêtements, expressions ou traits physiques — sans révéler l'identité de la personne. Cette distinction est intentionnelle et contribue à protéger la vie privée.
Une autre question fréquente concerne le devenir des photos après leur prise. Lorsqu'une image est soumise, elle est envoyée de manière sécurisée à des serveurs cloud afin que l'IA puisse générer une description. Conformément à la politique de confidentialité de Be My Eyes, ces images ne servent pas à l'entraînement des modèles d'IA, et les fournisseurs d'IA ne sont pas autorisés à les utiliser à cette fin. Les photos sont traitées pour générer une réponse, et non stockées dans une bibliothèque d'images publique.
Comme pour toute technologie basée sur la photographie, il est recommandé aux utilisateurs de demander l'autorisation avant de photographier des personnes et d'éviter de partager des informations sensibles, sauf nécessité absolue – par exemple, dans un contexte médical où la compréhension de la situation pourrait permettre de déterminer si une consultation aux urgences est requise. Ceci peut s'avérer particulièrement précieux pour les parents ou aidants aveugles.
Des descriptions qui créent du lien
Les descriptions des personnes sont factuelles, sans jugement. Des expressions comme « personne âgée » ou « à la peau foncée » ne sont que des informations visuelles, des détails que les personnes voyantes remarquent automatiquement. À mesure que les descriptions s'affinent, les utilisateurs peuvent entendre les expressions faciales, les vêtements et les actions. Ces détails contribuent à réduire les barrières sociales : « Ah, je ne savais pas que tu avais un tatouage. » « Super chemise… Tu fais du sport ? Tu nages, du vélo, tu cours ? Tu es triathlète ? Moi aussi ! » Ces moments permettent aux personnes malvoyantes de communiquer avec les autres aussi naturellement et sans effort que les personnes voyantes le font au quotidien.
Voir la situation dans son ensemble, même avec un champ de vision restreint
Pour les personnes ayant un champ de vision limité, comme celles souffrant de vision tubulaire, les descriptions de scènes de Be My AI sont particulièrement précieuses. Au lieu de manquer ce qui se passe hors de leur champ de vision restreint, elles peuvent entendre des descriptions de l'environnement plus large, notamment des détails que d'autres pourraient percevoir d'un simple coup d'œil.
Cela peut enrichir le quotidien comme les expériences uniques. Les lieux familiers semblent plus riches. Explorer de nouveaux endroits devient plus facile. Même les photos de vacances gagnent en profondeur, parfois avec une touche d'humour inattendue, comme lorsqu'on découvre un panneau « Impasse » aperçu au détour d'une route, près d'un cimetière.
Indépendance, clarté et confiance
Pour de nombreux utilisateurs, Be My AI fait toute la différence entre deviner et savoir, entre avoir besoin d'aide et agir en toute autonomie. Cette application apporte clarté, confiance et une meilleure compréhension du monde aux personnes aveugles, malvoyantes ou dont la vue décline progressivement.
En définitive, Be My AI n'a rien à voir avec la surveillance ou l'identification. Il s'agit d'accès, de dignité et d'autonomie : transformer l'information visuelle en langage pour que chacun puisse comprendre, s'orienter et interagir avec le monde qui l'entoure de manière sûre et responsable.
Soumis par Shelley Ann Morris
DANS LES NOUVELLES
Un père aveugle britannique a stupéfié les internautes après avoir révélé comment il fait la différence entre ses jumeaux de 3 mois :

(Description de l'image : Deux bébés vêtus de grenouillères courtes bleu clair assorties sont tenus debout par leurs parents sur une couverture blanche, au-dessus de l'herbe. Un chien beige est visible en arrière-plan flou.)
Souleyman Bah (@blinddaduk) a partagé une vidéo sur Instagram répondant à une question qu'il entend depuis la naissance de ses jumeaux Angelo et Nemaya avec sa partenaire Saskia Symington : « Comment se fait-il qu'un père aveugle comme moi puisse faire la différence entre ces jumeaux ? »
Souleyman, qui a conservé environ 10 % de sa vision, a expliqué que la réponse n'était pas toujours évidente.
Dans les jours flous et marqués par le manque de sommeil qui ont suivi la naissance des jumeaux, l'épuisement et l'émotion ont pris le dessus alors qu'il s'adaptait à la vie avec deux nouveau-nés en plus de s'occuper de la fille du couple, Tallulah-Bella, âgée de 2 ans.
Comme beaucoup de jeunes parents, il craignait de faire des erreurs, mais à cela s'ajoutait l'angoisse de confondre les jumeaux ou de manquer quelque chose d'important.
« Ces pensées me traversaient l'esprit, surtout pendant les moments de calme », a confié Souleyman à Newsweek. « En même temps, je ne voulais pas que ma cécité définisse ma façon d'être père. »
« J’ai dû me faire confiance et apprendre sur le tas », a-t-il poursuivi. « Très vite, j’ai compris qu’être parent, ce n’est pas seulement ce qu’on voit, c’est être présent, apprendre à connaître ses enfants et tisser ce lien jour après jour. »
Au début, ce père de trois enfants a remarqué que chaque bébé avait un cri distinct : celui de Nemaya était plus aigu et rapide, celui d'Angelo plus long.
Au fil des semaines, leur taille a commencé à légèrement différer. Leurs cheveux ont poussé différemment : ceux d’Angelo étaient plus clairs, ceux de Nemaya plus foncés et plus bouclés.
Très vite, la personnalité des bébés s'est affirmée. L'un est beaucoup plus calme et posé, tandis que l'autre est plus bruyant et expressif.
« Leur respiration pendant leur sommeil est différente, et même leur façon de se détendre quand on les prend dans ses bras est différente », a expliqué Souleyman. « Je me fie à ces petits détails. Cela m'a montré qu'on n'a pas besoin de voir pour savoir qui est quelqu'un : on peut le sentir. »
Les stratégies pratiques jouent également un rôle. Souleyman garde en mémoire l'endroit où chaque bébé a été placé — l'un dans le berceau, l'autre dans le SnuzPod — privilégiant la routine plutôt que le hasard.
Sa vidéo est devenue virale sur Instagram, cumulant 734 000 vues. Dans les commentaires, les utilisateurs ont été très impressionnés par le talent de ce père.
« Ces bébés sont tellement beaux. C’est fascinant de pouvoir les distinguer », a écrit un utilisateur.
« Un père présent et actif. Personne n'a d'excuse », a ajouté un autre.
Bien que de nombreuses réactions aient été empreintes de surprise, voire d'incrédulité, face à la capacité d'un parent aveugle à s'occuper de jeunes enfants avec confiance et en toute sécurité, Souleyman estimait que cette réaction passait à côté de l'essentiel.
« J’aimerais que les gens comprennent que la cécité n’est pas synonyme d’impuissance », a-t-il déclaré. « Ce que l’on ne voit souvent pas, c’est l’adaptabilité, la capacité à résoudre les problèmes et la perspicacité qui accompagnent la perte de vision. Nous n’élevons pas nos enfants malgré notre handicap, nous les élevons avec lui – et nos enfants grandissent en observant chaque jour notre résilience, notre créativité et notre autonomie. »
Comment les athlètes malvoyants participent-ils aux Jeux paralympiques d'hiver ?
Note de la rédaction: Maintenant que les Jeux paralympiques sont terminés, nous avons pensé que certains d'entre vous seraient curieux de savoir comment ces athlètes ont accompli ces exploits incroyables ! Lisez la suite pour découvrir comment ils ont fait :
Trois des six sports des Jeux paralympiques d'hiver de 2026 comportent des catégories pour les personnes ayant une déficience visuelle, notamment le ski alpin handisport, le ski de fond handisport et le parabiathlon.
Ces sports sont répartis en catégories debout, assis et pour personnes malvoyantes.
Le ski para-alpin se divise en cinq disciplines – descente, slalom, slalom géant, super-G, combiné alpin et épreuves par équipes – les athlètes malvoyants étant accompagnés d'un guide voyant pour les aider à dévaler les pistes.
Le parabiathlon associe le ski de fond et le tir à la carabine et est adapté aux athlètes malvoyants grâce à l'utilisation d'un pistolet électronique plutôt que d'une carabine à lunette.
Le ski de fond handisport, quant à lui, consiste à parcourir un terrain vallonné le long d'une série de pistes aménagées.
Les athlètes malvoyants participent également, accompagnés d'un guide, aux compétitions de ski de fond et de biathlon.
Comment les athlètes communiquent-ils avec leurs guides ?
Les athlètes utilisent un casque Bluetooth spécialement adapté pour communiquer avec leurs guides.
Les skieurs sont dirigés sur le parcours par leur guide, qui leur donne des signaux verbaux pour indiquer la direction à suivre.
Le guide communique avec son partenaire grâce à un système de communication Bluetooth composé d'un microphone et d'écouteurs intégrés à son casque.
Ils sont chargés de communiquer la direction à suivre, les changements de terrain et les conditions d'enneigement, et de fournir des mises à jour sur le rythme du parcours.
L'athlète et son guide doivent rester à moins de trois portes d'écart en slalom et à moins de deux portes d'écart en slalom géant, super-G et descente.
Il est également demandé aux spectateurs de rester silencieux pendant les courses afin que les athlètes puissent entendre leurs guides.
Comment les athlètes malvoyants pratiquent-ils le tir en biathlon ?
Les biathlètes malvoyants utilisent un fusil électronique guidé par des signaux acoustiques pour trouver la cible.
En para-biathlon, les athlètes parcourent différentes distances sur un circuit en boucle, et entre chaque tour, ils s'arrêtent pour récupérer leurs fusils au stand de tir.
Ils doivent atteindre cinq cibles, et pour chaque tir manqué, les concurrents reçoivent soit une pénalité de temps, soit doivent effectuer une boucle de pénalité à ski, selon l'épreuve.
Les athlètes malvoyants utilisent un fusil électronique guidé par des signaux acoustiques.
Lorsque leur arme est pointée sur la cible, l'équipement émet un son aigu dans leurs écouteurs. Plus le son est aigu, plus l'athlète vise précisément le centre de la cible.
Comment les classifications sont-elles décidées ?
Les athlètes doivent suivre une procédure officielle pour déterminer si leur handicap les rend admissibles à participer aux Jeux. Une fois qu'ils répondent aux critères minimaux de handicap (CMH), une classification leur est attribuée afin de garantir qu'ils concourent contre des adversaires présentant un handicap similaire ou égal.
Le Comité international paralympique considère un athlète comme malvoyant s'il souffre d'une déficience visuelle ou d'une absence de vision due à des lésions de la structure de l'œil, des nerfs optiques ou des voies optiques, ou du cortex visuel du cerveau.
Aux Jeux paralympiques d'hiver, les athlètes présentant différents degrés de déficience visuelle concourent dans la même catégorie.
Pour compenser, les disciplines utilisent un système appelé temps factorisé, ce qui signifie que la vitesse du chronomètre varie selon leur sous-catégorie. Par exemple, lorsque la skieuse britannique Menna Fitzpatrick a participé au super-G en 2022, son temps factorisé était de 87.24 %, ce qui signifie que le chronomètre s'écoulait légèrement plus lentement qu'une seconde standard.
Les guides reçoivent-ils une médaille ?
Oui, les guides reçoivent également une médaille si leur athlète monte sur le podium.
Le Canadien Kalle Eriksson et sa guide Sierra Smith remportent le bronze en slalom, leur troisième médaille pour leurs débuts paralympiques :
Duo a également remporté l'argent en descente et le bronze en super-G dans la catégorie masculine des personnes malvoyantes.

(Description de l'image : Un skieur en veste blanche et pantalon de ski noir descend une pente enneigée en virages serrés, tandis qu'un autre skieur en veste rouge et pantalon de ski jaune le suit en arrière-plan.)
Le skieur alpin handisport canadien Kalle Eriksson et sa guide Sierra Smith ont couronné leurs débuts paralympiques mémorables par une médaille de bronze en slalom masculin pour malvoyants aux Jeux de Milan-Cortina.
Eriksson, de Kimberley (Colombie-Britannique), et Smith, d'Ottawa, ont réalisé un temps total de 1 minute et 31.26 secondes sur deux descentes au Centre de ski alpin de Tofane, à Cortina d'Ampezzo (Italie). Leurs deux descentes les ont classés troisièmes parmi les 13 skieurs ayant terminé l'épreuve.
Les Italiens Giacomo Bertagnolli et Andrea Ravelli ont remporté leur deuxième médaille d'or et leur cinquième médaille au total de ces Jeux avec un temps total de 1:29.29, devançant de 0.27 seconde les médaillés d'argent, les Polonais Michal Golas et Kacper Walas.
Eriksson et Smith, qui sont également partenaires, ont remporté la première médaille du Canada aux Jeux, l'argent en descente, avant d'ajouter le bronze en super-G.
Cette dernière médaille a apporté un sentiment de soulagement à Eriksson, qui avait manqué le podium d'une place seulement lors des deux dernières épreuves — le combiné alpin et le slalom géant.
« Je me sens super bien », a déclaré Eriksson. « Remonter enfin sur le podium, c'est génial. On a raté ça deux fois de peu. J'étais un peu inquiet, c'est sûr. »
« Mon ambition aujourd'hui était simplement de prendre du plaisir, mais lors de la deuxième manche, je me suis retrouvé troisième. Je me suis dit : "Franchement, je n'ai pas envie de finir quatrième encore une fois." Alors, remonter en bas, passer en premier et terminer troisième, c'était génial. »
Le duo canadien a commencé à concourir ensemble en 2022. Ils ont remporté des médailles d'argent en slalom et en slalom géant aux championnats du monde de l'année dernière et ont accumulé 22 médailles en Coupe du monde au cours de leurs trois saisons.
Ils communiquent grâce à un casque audio et pratiquent divers sports et activités en dehors du ski pour les aider à performer comme une seule et même équipe sur la neige.
« Kalle n’est peut-être pas d’accord, mais je l’entraîne à la danse en ligne », a déclaré Smith. « Je ne suis pas très doué, mais c’est sympa d’essayer de s’apprendre mutuellement et de danser ensemble, car si on fait un faux pas, on se rentre dedans. »
« Toutes ces petites choses — le VTT, l’escalade, toutes sortes d’activités pour travailler notre communication. »
CBC Nouvelles