Du bureau du président
Joyeuse Semaine de la canne blanche!
Le mois de février est important pour la CBC, car nous célébrons la Semaine de la canne blanche (SCB) du 1er au 7 février. C'est une période cruciale pour nos sections et nos membres afin de sensibiliser le public et de démontrer leurs compétences. Nous organisons des expositions partout au Canada pour promouvoir la canne blanche et sensibiliser les nombreuses communautés que nous représentons. C'est également l'occasion de promouvoir les valeurs et la signification de la canne blanche. Plusieurs de nos sections ont reçu des proclamations des gouvernements locaux soulignant l'importance de la SCB.
La WCW débute dimanche après-midi avec un webinaire en deux parties organisé par notre division Colombie-Britannique/Yukon. Au même moment, nos joueurs de curling arrivent à Edmonton pour le Championnat canadien annuel de curling pour personnes malvoyantes (CCCVM), notre événement sportif phare. Ne manquez pas la diffusion en direct du CCCVM le 6 février à 13 h (heure des Rocheuses), avec la finale pour la médaille d'or. Bonne chance à tous les participants ! (Pour plus d'informations, veuillez consulter l'article ci-dessous.)
La CCB organisera également un webinaire en deux parties, durant la WCW, avec la participation de deux athlètes paralympiques canadiens atteints de déficience visuelle. Jason Dunkerley présentera le webinaire le 2 février, suivi de Priscilla Gagné le 5 février. Ces séances promettent d'être inspirantes et instructives ; ne les manquez pas (voir l'article ci-dessous pour plus d'informations).
Veuillez nous indiquer les activités auxquelles vous avez participé afin que nous puissions les diffuser largement dans les prochains numéros de Visions. Les membres de notre Comité national des adhésions ont partagé des idées remarquables qu'ils mettent en œuvre pour WCW, et il est important de les faire connaître à tous.
Au nom du conseil d'administration, du personnel et des nombreux bénévoles qui soutiennent notre cause, nous souhaitons à tous une excellente Semaine de la canne blanche. Quelle que soit la manière dont vous sensibilisez le public à l'importance de la canne blanche, à nos compagnons à quatre pattes, à la promotion du braille et de la communication tactile, ainsi qu'aux aides techniques, tout est important. N'oubliez pas de faire contrôler votre vue régulièrement !
Jim Tokos,
Président national
Un aperçu sur nos membres
Nous aimerions vous présenter Karen Grewcutt, de la section CCB de Calgary, en Alberta.
Je m'appelle Karen Grewcutt. Je suis membre de la section de Calgary de la CCB depuis au moins 10 ans. Je suis maman d'une fille et grand-mère d'un petit-fils. J'aime faire des activités avec eux et avec la CCB. Je participe aux activités de la section, comme la natation, le curling, le cribbage, l'aquagym et toutes les autres activités amusantes que nous organisons… comme un pique-nique d'été ou le dîner de Noël !
J'ai été membre du conseil exécutif de Calgary en tant que coordonnatrice et responsable des laissez-passer. J'ai également été membre du conseil exécutif de l'Alberta en tant que secrétaire et coordonnatrice des sports du sud de l'Alberta.
Au fil des années, je me suis fait beaucoup d'amis, j'ai passé de très bons moments et j'espère en vivre beaucoup d'autres !
ANNONCES
Semaine de la canne blanche 2026:

Préparez-vous pour une semaine de sensibilisation amusante et passionnante du 1er au 7 février.Les événements de cette année comprendront de nombreuses activités locales. Veuillez visiter le site Web du CCA pour vous tenir au courant des événements qui auront lieu cette année partout dans le pays. Et restez à l’écoute pour des rapports sur les événements dans les prochaines newsletters!
Le CVICC est maintenant lancé !

Le Championnat canadien de curling pour personnes malvoyantes (CVICC) 2026 se déroule cette semaine pendant la Semaine de la canne blanche.
L'événement se déroule au Granite Curling Club d'Edmonton, en Alberta. Nos hôtes, le Edmonton Blind Curling Club, sous la direction de Natalie Morin, ont tout mis en œuvre pour faire de cet événement un véritable succès.
Huit équipes de partout au Canada participent à l'événement. L'équipe de Moncton (Nouveau-Brunswick) en est à sa deuxième participation. Nous sommes heureux d'accueillir de nouveau l'équipe de Regina (Saskatchewan) après une longue absence, et six autres équipes tenteront de détrôner les champions en titre de Prince George (Colombie-Britannique).
C’est la toute première fois que cet événement se déroule à l’ouest de l’Ontario, et nous apprécions sincèrement l’hospitalité albertaine.
Pour suivre le déroulement des matchs, vous pouvez consulter les scores et les classements en visitant le site web suivant :
https://sydney.curling.io/en/events/26985-canadian-vision-impaired-curling-championship
Les plateformes de médias sociaux du CCB proposeront également un récapitulatif des événements restants de la semaine.
La finale (le championnat) sera également diffusée en direct sur la chaîne YouTube du CCB. Voici le lien :
https://www.youtube.com/live/RiEkMwRo710
Un merci tout particulier aux organisateurs locaux d'Edmonton et aux nombreux bénévoles qui jouent un rôle clé dans le succès du CVICC 2026. Merci également aux athlètes ; vous êtes les vedettes de l'événement.
Si vous habitez dans une région où il existe un groupe de curling pour personnes malvoyantes et que vous souhaitez y participer, n'hésitez pas à nous contacter ; nous vous mettrons en relation avec le coordinateur local. De même, si vous habitez dans une région où il n'existe pas de groupe de curling pour personnes malvoyantes, mais que vous souhaitez explorer la possibilité d'en créer un, faites-le nous savoir et nous pourrons vous apporter notre soutien.
La CCB est très fière de sa riche histoire et de son implication auprès des joueurs de curling malvoyants partout au Canada. Elle constitue un autre exemple éloquent de l'importance accordée aux capacités, plutôt qu'au handicap, des personnes vivant avec une déficience visuelle.
Webinaire de la Semaine de la canne blanche : une série limitée en deux parties :

Écoutez des leaders qui repoussent les limites et redéfinissent le champ des possibles.
Rejoignez-nous en ligne pour deux présentations en direct et des séances de questions-réponses avec des athlètes paralympiques canadiens aveugles ou malvoyants.
Jason Dunkerley, athlète paralympique – coureur de demi-fond
Lundi 2 février, de 6h00 à 7h00 HNE
Inscription Zoom via le lien suivant : https://us06web.zoom.us/webinar/register/WN_4a3bmE0PTlW0e1OECeKQuw
Découvrez le témoignage de Jason Dunkerley, quintuple médaillé paralympique en demi-fond, qui a représenté le Canada pendant plus de 25 ans. Après avoir immigré au Canada depuis l'Irlande du Nord, Jason a découvert sa passion pour la course à pied et a mené une brillante carrière d'athlète malgré sa cécité. Au-delà du sport, il est auteur, musicien et expert en politiques sportives fédérales. Il continue de promouvoir l'activité physique inclusive et l'accès équitable au sport pour tous.
Priscilla Gagné, paralympienne – para-judo
Jeudi 5 février, de 19h à 20h HNE
Inscription Zoom via le lien suivant : https://us06web.zoom.us/webinar/register/WN_5AiFzw3ESO6rN782qkgRSg
Écoutez le témoignage de Priscilla Gagné, la première Canadienne à remporter une médaille en para-judo aux Championnats du monde (bronze). Elle a ensuite décroché l'or aux Championnats panaméricains de para-judo en 2018 et 2020, puis l'argent aux Jeux paralympiques de Tokyo 2020. À Tokyo, elle a également eu l'honneur de porter le drapeau du Canada lors de la cérémonie d'ouverture.
Informations sur les événements virtuels de la division BC-Yukon de la WCW 2026 de la CCB :
S'il vous plaît rejoignez-nous!
Une fois de plus, la division BC-Yukon de la CCB prévoit un événement WCW virtuel via un webinaire Zoom :
Webinaire – Jeudi 5 février à 10h00, heure du Pacifique
Animé par Iris Thompson et Bob Gallaugher
« Auteur, défenseur mondial, éducateur et bénévole »
Avec Charles Mossop
Comment se connecter avec nous
Veuillez cliquer sur ce lien pour nous rejoindre :
https://us02web.zoom.us/j/83770875695?pwd=RbUwmgEbPiX5c30uy6lJpJKmUwms26.1
(Il vous sera demandé de saisir votre adresse électronique et votre nom ; une fois connecté, votre micro sera automatiquement coupé pendant la présentation.)
Ou inscrivez-vous en un clic sur mobile :
+17789072071,,83770875695#,,,,984590# Canada +16475580588,,83770875695#,,,,984590#Canada
Ou composez le numéro : (lorsque vous téléphonez, vous devrez saisir l'identifiant et le mot de passe du webinaire)
Numéro du webinaire: 837 7087 5695
Code d'accès: 984590
Trouvez votre numéro local: https://us02web.zoom.us/u/kb7jzp2iPo
Contactez-nous avant le webinaire et nous vous appellerons pour vous connecter. Pour plus d'informations, veuillez nous envoyer un courriel. info@ccbbcyukon.com or ann4council@telus.net ou appelez le 604-795-3885 ou le 1-800-874-4666.
C'est de retour… et meilleur que jamais ! Rejoignez-nous pour la prochaine soirée bistro d'un océan à l'autre !
Samedi, Février 28th, 2026
7h30-9h30 Atlantique
6h30-8h30 Ontario
(À ajuster en fonction de votre fuseau horaire)
La salle Zoom s'ouvre 15 minutes d'avanceAlors, entrez, installez-vous confortablement et préparez-vous à une soirée riche en échanges et en bonne humeur.
Comme précédemment, nous allons commencer par un accueil chaleureux, alors c'est tout musique, musique, musique!
Appréciez le chant, le piano, la guitare et un merveilleux mélange de airs anglais et français, partagés par des artistes talentueux de tout le pays.
Interprètes: Les places sont limitées, alors inscrivez-vous tôt pour avoir la chance de briller !
Venez nous rejoindre Détendez-vous, écoutez, riez, tapez du pied, et profitez de la magie, tout en sirotant votre boisson préférée dans le confort de votre foyer.
Pour vous inscrire ou pour plus d'informations:
Envoyez un courriel à Louise à lburley@ccbnational.net
Ne le manquez pas — Une soirée de musique, de partage et de solidarité intercontinentale vous attend !
Pour tous les amoureux des oiseaux !

Saviez-vous qu'il existe de nombreuses possibilités d'identification des oiseaux à l'oreille pour les personnes aveugles ou malvoyantes ?
Si vous ne pratiquez pas encore l'identification des oiseaux à l'oreille, nous vous encourageons à commencer. C'est une excellente façon de se connecter au monde naturel.
Voici quelques idées pour débuter ou améliorer vos compétences en identification ornithologique à l'oreille.
1. Découvrez le Site web Birdability, qui possède de nombreuses ressources intéressantes.
- Si votre association locale de personnes aveugles ou malvoyantes organise déjà des activités d'identification des oiseaux à l'oreille, c'est formidable ! Nous serions ravis d'en savoir plus ; n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse suivante : steve@torontobirding.ca
- Sinon, selon la taille de votre communauté, il existe peut-être un ou plusieurs groupes d'ornithologie qui organisent des sorties pour les passionnés d'oiseaux. Ils pourraient vous aider à trouver de bons sites d'observation adaptés à vos besoins en matière de transport et d'accessibilité. Certains de leurs membres pourraient même vous accompagner et vous aider à identifier les oiseaux à l'oreille, si vous débutez. Nous vous encourageons à contacter les ornithologues amateurs de votre région et à leur faire part de votre intérêt pour l'apprentissage de l'identification des oiseaux à l'oreille.
- Google est probablement votre meilleure option pour trouver des groupes d'ornithologues ou des personnes qui organisent des sorties ornithologiques dans votre région.
2. Les 3 et 4 mai 2026, vous pourrez participer au Blind Birder Birdathon.
- Le but est de sortir et de repérer le plus d'oiseaux possible à l'oreille. Vous trouverez tous les détails de l'événement, ainsi qu'un lien pour vous inscrire, sur le site de Birdability. Cliquez ici : https://www.birdability.org/blind-birdathon
- Le Club ornithologique de Toronto (TOC) participera à cet événement à Toronto, et nous nous engageons également à le promouvoir à l'échelle nationale dans tout le Canada.
- Nous vous encourageons à organiser un groupe d'observateurs d'oiseaux aveugles ou malvoyants, ou vous pouvez participer au Birdathon individuellement – il suffit de vous inscrire sur le site Birdability.
- Nous ferons la promotion de cet événement auprès des groupes d'ornithologie de tout le Canada, vous pourriez donc trouver un groupe local qui organise quelque chose pour cet événement.
Si vous avez des questions ou souhaitez partager quoi que ce soit, veuillez nous contacter à l'adresse suivante :
steve@torontobirding.ca
Recherche de participants pour un projet de recherche d'étudiants en master sur l'influence de l'IA sur l'autonomie des personnes aveugles ou malvoyantes :
Comment l'IA contribue-t-elle à votre autonomie ? Nous recherchons des personnes aveugles ou malvoyantes âgées de 20 à 65 ans qui utilisent déjà l'intelligence artificielle avec des technologies d'assistance visuelle ou qui souhaiteraient utiliser des dispositifs d'assistance basés sur l'IA pour se déplacer dans leur environnement quotidien.
Votre participation impliquera :
- Participer à un entretien d'une durée de 90 à 120 minutes
- Une activité de co-conception à distance ou en présentiel basée à l'Université OCAD
- Les conversations porteront sur la manière dont vous naviguez dans les environnements à l'aide de technologies d'assistance visuelle basées sur l'IA et sur votre réflexion concernant la signification de l'indépendance.
Pourquoi participer?
- Faites inclure vos témoignages anonymisés dans un rapport qui servira à développer des technologies inclusives et centrées sur l'humain.
- Recevez une carte-cadeau Amazon ou Canadian Tire de 25 $ en guise de remerciement pour votre temps, à votre choix.
Admissibilité :
- Doit avoir accès au centre-ville de Toronto et/ou aux plateformes de réunion en ligne.
- 20 ans à 65
- Les candidats doivent être aveugles ou malvoyants.
Pour participer ou en savoir plus, contactez :
Michael Pivar : Candidat à la maîtrise en design, spécialisation design inclusif
Université OCAD
pivarm@ocadu.ca
DANS LES NOUVELLES
La skieuse paralympique Danelle Umstead est aveugle et atteinte de sclérose en plaques. Elle a remporté 3 médailles olympiques : « Je sais de quoi je suis capable ».
C’est fin octobre 2010 que la skieuse paralympique aveugle Danelle Umstead a remarqué pour la première fois que quelque chose n’allait pas. Elle venait de terminer une journée intense d’entraînement et de ski, mais son pied droit picotait et elle avait du mal à enlever sa chaussure de ski.
« Je pensais avoir une légère engelure », dit-elle. « Mais je pleurais tellement j'avais mal. » Son mari et guide de ski, Rob Umstead, a mis ça sur le compte de la fatigue. Mais les fourmillements persistaient et le lendemain, à son réveil, son côté droit était complètement paralysé. « De la cage thoracique jusqu'aux orteils, du côté droit, je ne pouvais plus bouger », se souvient-elle. « Je ne pouvais ni marcher ni m'asseoir. J'ai crié à Rob, il m'a prise dans ses bras et m'a emmenée aux urgences. Je pensais avoir fait un AVC. »
Au cours des mois suivants, les médecins ont cherché des réponses, diagnostiquant d'abord à Umstead une myélite transverse, une maladie neurologique rare caractérisée par une inflammation de la moelle épinière. Ils lui ont prescrit des stéroïdes et de la kinésithérapie, mais après plusieurs nouveaux épisodes d'engourdissement, on lui a diagnostiqué une sclérose en plaques. « Ce fut un parcours très difficile », se souvient cette femme aujourd'hui âgée de 54 ans. « J'ai dû réapprendre à marcher, à courir, et même à skier. C'est à ce moment-là que j'ai vraiment réalisé à quel point la SEP contrôlait mon corps. »
Umstead fait partie des quelque 1 million d'Américains atteints de sclérose en plaques, une maladie auto-immune chronique qui attaque le système nerveux central, provoquant des lésions au cerveau et à la moelle épinière et entraînant un large éventail de symptômes, notamment des vertiges, des picotements, un engourdissement, des problèmes de vision et de la fatigue.
Bien qu'il n'existe aucun remède contre la SEP, il existe actuellement plus de 20 traitements disponibles pour aider les patients à vivre plus longtemps et plus pleinement.
« Je pratique depuis plus de 25 ans », explique le Dr Tanuja Chitnis, neurologue au Mass General Brigham de Boston, « et au début, nous n'avions qu'un ou deux traitements dont l'efficacité avoisinait les 30 %. Aujourd'hui, nous pouvons atteindre jusqu'à 70 % d'efficacité. Heureusement, la situation est bien différente pour les patients. Les médecins maîtrisent de mieux en mieux l'utilisation précoce des traitements à haute efficacité, et c'est essentiel. »
Pour Umstead, la vie avec la sclérose en plaques a été semée d'embûches, mais elle a appris à s'adapter à ses limitations et à tirer le meilleur parti de ses opportunités. Avec son mari Rob, elle a participé à trois autres Jeux paralympiques, remportant au total trois médailles de bronze en descente et en super-combiné.
« C’est mon meilleur ami », confie Umstead depuis sa maison de Park City, dans l’Utah, qu’elle partage avec Rob et leur fils Brocton, âgé de 18 ans et en terminale. « Rob croit parfois plus en moi que je ne crois en moi-même », ajoute cette Texane d’origine, qui a participé à l’émission « Dancing With the Stars » en 2018 et a par la suite fondé l’association Sisters in Sports Foundation, qui soutient les athlètes féminines handicapées.
« La sclérose en plaques m’a appris à redéfinir ma force », explique Umstead, qui mène également une brillante carrière de conférencière motivatrice. « J’ai appris à écouter mon corps, à ralentir, à m’adapter et à ne pas lutter. »
Cadette d'une famille de trois filles, née de Connie, télévendeuse, et de Peter D'Aquanni, 80 ans, président d'un distributeur de repas pour compagnies aériennes, Umstead a grandi à Plano, au Texas. À l'âge de 5 ans, ses parents ont divorcé et elle et ses sœurs sont allées vivre avec leur mère.
« J’ai appris très jeune que j’allais devenir aveugle », dit-elle. « Dès l’âge de 2 ans, je portais des lunettes très épaisses, comme des bouteilles de Coca-Cola. Je me cognais partout, je tombais des trottoirs, je percutais des voitures en stationnement. J’ai grandi en ayant honte de ma maladie. »
À 13 ans, on lui a diagnostiqué une rétinite pigmentaire (RP), une maladie génétique rare qui se déclare souvent dans l'enfance et qui entraîne une détérioration progressive de la rétine et une perte de vision graduelle. « Je me souviens d'être chez le médecin et d'apprendre que cette maladie était incurable », raconte-t-elle. « Je n'arrêtais pas de penser : "Tu vas devenir aveugle." J'avais l'impression de me noyer. »
La honte et le chagrin liés à son handicap ont hanté Umstead pendant plus de dix ans. « J'étais persuadée que je ne trouverais jamais ma place », confie-t-elle. Sans vision centrale à l'œil droit et avec une vision corrigée à l'œil gauche, sa scolarité a été un véritable calvaire. « C'était terrible », se souvient-elle. Diplômée en 1990, elle a trouvé un emploi de recouvreuse de créances et a gravi les échelons jusqu'à devenir responsable. « Ils m'appréciaient en tant qu'employée, malgré la détérioration de ma vue », explique-t-elle. « J'avais l'impression que la vie m'offrait enfin un cadeau merveilleux. »
Malheureusement, tout s'est brutalement arrêté en 1996, lorsque sa mère a reçu un diagnostic de cancer du côlon de stade 4. « Je l'emmenais à ses séances de chimiothérapie », se souvient Umstead, « ce que je n'aurais pas dû faire – et elle se couvrait la tête d'une serviette en disant : "Prévenez-moi quand on arrive." Nous vivions dans la joie, l'amour et l'humour. Elle était extraordinaire. »
Connie est décédée en 1999 et, un an plus tard, à 28 ans, Umstead avait perdu la vue. « J'avais l'impression que la mort de ma mère avait accéléré la détérioration de ma vision », explique-t-elle. « Je ne pouvais plus conduire. J'ai perdu mon permis, mon travail et toute envie de vivre. Tout s'est effondré. »
L’espoir – et la possibilité d’un nouveau départ – est apparu un an plus tard, d’une manière qu’elle n’aurait jamais pu imaginer. Son père, dont elle n’était pas particulièrement proche (« Il n’est certainement pas du genre chaleureux et affectueux »), l’a invitée à aller skier avec lui à Taos, au Nouveau-Mexique.
« J’étais terrifiée », raconte Umstead, se souvenant de son père dévalant les pistes devant elle, criant « À droite ! » ou « À gauche ! » et « Relève-toi ! Relève-toi ! » à chaque chute. « C’était la première fois depuis la perte de ma mère et de la vue que je ressentais une joie pure », dit-elle. « Je crois sincèrement que mon père m’a donné la vie deux fois. Cet homme m’a conduite vers mon mari, il m’a conduite aux Jeux paralympiques – et il m’a conduite à devenir celle que je suis aujourd’hui. »
Moins d'un an plus tard, Umstead quitta la plaine de Plano pour les montagnes de Taos, où, en février 2005, elle rencontra Rob, un ancien skieur de compétition universitaire et entraîneur de ski du Massachusetts, dans un bar local après une journée sur les pistes.
Ils se sont mariés trois ans plus tard, le 18 avril 2008, « au sommet de la montagne à Snowbird, dans l'Utah », raconte Umstead. « Et depuis ce jour, il m'a guidée dans la vie comme sur les pistes. Nous avons commencé une carrière ensemble dès notre mariage. Notre sport nous a permis de beaucoup apprendre l'un sur l'autre ; je ne peux imaginer ma vie sans lui. »
Deux ans plus tard, ils ont participé en couple aux Jeux paralympiques de 2010 à Vancouver : Rob, skiant devant, donnait des instructions à Umstead grâce à des oreillettes intégrées à leurs casques. « Tout le monde me disait que c’était impossible », raconte-t-elle. « Je venais d’apprendre à skier et à faire de la compétition à l’âge adulte, et j’avais l’âge où les athlètes de haut niveau prennent leur retraite. »
Contre toute attente, elles remportèrent deux médailles de bronze en descente et en super-combiné, et visaient l'or à Sotchi en 2014. Six mois plus tard, alors qu'elles s'entraînaient à Copper Mountain, dans le Colorado, Umstead ressentit des fourmillements et une paralysie du côté droit, symptômes qui allaient révéler sa sclérose en plaques. « J'étais terrifiée par ce qui m'arrivait », se souvient-elle. « J'avais toujours eu le contrôle de mon corps. »
Après avoir reçu son diagnostic, elle a commencé un traitement médicamenteux et, les années suivantes, elle a fait de son mieux pour gérer ses symptômes et poursuivre sa carrière sportive. Pendant l'intersaison, loin des pistes, elle marchait, courait et s'entraînait régulièrement en salle de sport.
Mais au début de la saison de ski, « j'ai dû réapprendre à skier du côté droit, car je ne le faisais pas tous les jours, comme marcher et courir », explique Umstead, qui a participé à trois autres Jeux paralympiques avant de prendre sa retraite en 2024. « Les gens ne voyaient pas cet aspect, ce qu'il m'a fallu pour me retrouver sur la grille de départ après ma sclérose en plaques. À chaque fois. »
Au cours des dix dernières années, elle a pris trois médicaments différents, jusqu'à ce qu'elle arrête tout pendant la pandémie de COVID-10, car les traitements avaient affaibli son système immunitaire. Elle admet se trouver aujourd'hui dans une situation très délicate, car son assurance a changé et son médecin n'est plus conventionné.
Elle a connu trois poussées importantes ces cinq dernières années (toutes traitées aux stéroïdes) et confie : « Je suis beaucoup plus fatiguée qu’avant. Et j’ai un peu plus de mal à parler. » Mais rien de tout cela ne l’a empêchée de vivre pleinement sa vie : elle continue ses séances d’entraînement quotidiennes – étirements, marche et musculation –, elle skie avec son fils Brocton, qui entrera à l’université à la rentrée, et elle voyage régulièrement pour ses conférences de motivation.
« Parfois, la résilience passe par le repos. Parfois, par le fait de demander de l'aide », dit-elle. « J'ai beaucoup appris de ma sclérose en plaques : à prendre du recul et à me donner le temps et la permission de m'adapter. »
Par Joanne Fowler
Donnez votre avis : Aidez-nous à façonner notre projet de norme sur l’orientation et la signalétique :
Normes d’accessibilité Canada lance la consultation publique sur son projet de norme relative à l’orientation et à la signalisation. Cette norme vise à faciliter, à sécuriser et à rendre plus accessible la navigation dans les bâtiments et les espaces publics. Nous avons besoin de vos commentaires.
Lisez le projet de norme :
Veuillez soumettre vos commentaires avant le 30 mars 2026 à 11h59 (heure normale du Pacifique).
À propos de la norme :
La norme préliminaire CAN-ASC-2.4 – Signalétique et orientation – définit les meilleures pratiques pour aider les personnes à se déplacer de manière sécuritaire et autonome dans les espaces intérieurs et extérieurs. Cette norme favorise les environnements où chacun peut comprendre où il se trouve, où il doit aller et comment s’y rendre. Elle comprend des exigences concernant :
- éclairage et contraste,
- signalétique intérieure et extérieure (y compris les indicateurs tactiles de surface de marche),
- conception et installation de signalétique,
- éléments tactiles et en braille,
- pictogrammes et symboles graphiques,
- signalétique sonore et électronique,
- Plans.
Nous avons élaboré cette norme en collaboration avec des personnes en situation de handicap et d'autres experts du secteur. Elle favorise de multiples modes d'accès à l'information : visuel, tactile, auditif et numérique. Ainsi, chacun peut trouver et comprendre l'information de la manière qui lui convient le mieux.
Une nouvelle façon de participer :
Pour participer à la consultation publique, utilisez notre nouveau portail en ligne et le formulaire de participation. Si vous avez déjà un compte, connectez-vous. Sinon, créez-en un dès aujourd'hui.
En créant un compte utilisateur, vous pouvez :
- Sauvegardez votre progression et reprenez-la à tout moment.
- réutiliser vos informations pour de futurs examens publics,
- Consultez vos soumissions précédentes en un seul endroit.
Nous avons conçu ces nouveaux outils pour rendre votre expérience plus simple et plus accessible. Si vous avez besoin d'aide, envoyez-nous un courriel à asc.standards-normes.asc@asc-nac.gc.ca
Aidez-nous à faire passer le message :
N'hésitez pas à partager cette opportunité avec vos réseaux et à encourager d'autres personnes à participer. Votre contribution nous aide à bâtir un Canada plus sûr et sans obstacles pour tous!
Publication de la feuille de route d'Accessibilité Canada :
Emploi et Développement social Canada (EDSC) a publié la Feuille de route pour un Canada accessible : Vers un Canada sans obstacles d’ici 2040. Cette feuille de route est un cadre national qui soutient et ancre les efforts des Canadiens qui travaillent à créer un Canada sans obstacles d’ici 2040.
Déclaration fiscale automatique :
À compter de l’année d’imposition 2026, des déclarations de revenus préremplies seront disponibles sur le système de déclaration en ligne Mon dossier de l’Agence du revenu du Canada (ARC) et seront automatiquement produites pour environ un million de personnes à faible revenu dont la situation fiscale est simple. Ce service sera étendu à environ 5.5 millions de personnes pour l’année d’imposition 2028.
Mise à jour des éléments du budget 2025 :
Le gouvernement fédéral a déposé le budget 2025 en novembre, dans lequel il s'est engagé à :
- Ne pas considérer la prestation canadienne d’invalidité comme un revenu en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu, protégeant ainsi les bénéficiaires contre les récupérations dans d’autres programmes fédéraux soumis à un examen du revenu, tels que l’Allocation canadienne pour enfants.
- Introduction d'un nouveau versement unique supplémentaire de 150 $ pour aider à compenser les frais de demande ou de renouvellement du crédit d'impôt pour personnes handicapées.