Conseil canadien des aveugles

Numéro sans frais: 1 877-304-0968

Courriel : ccb@ccbnational.net

Visions – Juin 2026

Du bureau du président

Bienvenue à la Semaine nationale de l'accessibilité (Du 31 mai au 6 juin).

Récemment, durant la visite des chapitres et des membres de la Colombie-Britannique ainsi que de Terres-Neuves, j’ai pu voir la créativité qui se manifeste dans les efforts continus de tous pour continuer à renforcer le mandat du Conseil.

Nous sommes reconnaissants aux nombreux dirigeants du conseil qui continuent de veiller à ce que les membres participent à des programmes ainsi qu'à des événements adaptés à leur région géographique et qui continuent de penser à l’accessibilité tout en offrant ces programmes. Il est évident grâce à notre comité national d’adhésion, que les membres partagent des idées de programmes qui améliorent nos offres à travers le pays.

Le Conseil est également rempli de personnes qui continuent de défendre à différents niveaux —les municipalités, les provinces et le gouvernement fédéral. Tous les travaux de sensibilisation sont nécessaires, en tant que membres vivant avec une perte de vision, nous offrons une expérience vécue lorsque nous plaidons auprès des nombreuses formes de gouvernements. Quelque chose de simple comme un signaux de traversement accessible (STA) dans la communauté est très important, ainsi que l’expertise que nous apportons pour éduquer et défendre les cannes blanches et les chiens-guides. Le changement de politique et notre présence dans les comités gouvernementaux contribuent tous à créer un environnement accessible ainsi que sans barrières, qui est au premier plan pour la sécurité de nous-mêmes et de nos électeurs.

Le CCA a également un Comité national de défense composé de membres et de dirigeants à travers le Canada. Le travail du comité de plaidoyer a continué de souligner l’importance sur les nombreuses barrières qui ont encore lieu aujourd’hui —ce que nous, en tant que personnes avec une expérience vécue, devons porter à l’attention des élus de nos collectivités. Il s’agit d’un exemple d’auto-plaidoyant, et je continue d’entendre des députés dire qu’ils constatent des obstacles dans leur collectivité et les exhortent à le signaler à leurs élus.

Nous continuons de travailler avec plusieurs de nos partenaires et commanditaires afin de faire avancer la Stratégie nationale des soins oculaires. Le Conseil a officiellement lancé la campagne du Droit à la vue lors de son gala récent du Mois national de la vision.

Je demande à tous le monde de lire les raports qui sont inclus dans les paquets de l’AGA qui ont récemment été distribués pour notre Assemblée générale annuelle le 24 juin. Veuillez nous rejoindre pour plus de mise à jour.

La fête des pères est dimanche, le 21 juin. Ici au Conseil nous reconnaissons et célébrons la fête des pères, grand-pères ainsi que les personnes ayant un rôle paternel.

Au nom du conseil national, personnel des commanditaires, des donateurs et des bénévoles, nous remercions tout le monde pour leur soutien continu. N’oubliez pas de vous faire vérifier les yeux régulièrement.

Jim Tokos,
Président national

Des pièces de Scrabble en bois forment le message « Bonne fête des pères » sur une table en bois.

(Description de l’image: Placez sur une table de bois, contient des pièces en bois inscrites avec des lettres venant du jeu <i>scrabble</i>. Ensemble, les pièces disent la phrase «Bonne fête des pères» écrite en anglais.)

UN APERÇU SUR NOS MEMBRES

Mary Campbell: Athlète, bénévole, musicienne et guide communautaire:

Mary Campbell de Sydney, Nouvelle-Écosse, est une membre de la communauté depuis plusieurs années dont la vie reflète sa résilience, le dévouement et un amour profond du sport, de la musique et du service. Née prématurément et exposée à trop d’oxygène à la naissance, Mary est devenue aveugle tôt dans sa vie. Elle est allée à l'école pour aveugle à Halifax où elle a appris à lire le braille, comment utiliser une canne blanche et comment développer les compétences de vie autonome qui ont aidé à façonner sa confiance et son autonomie.

Après avoir gradué, Mary est retournée à la maison et s'est joint au Conseil canadien des aveugles (CCA) à Sydney en 1992. 30 années plus tard, elle est encore une membre active du chapitre de Sydney du CCA. Grâce au CCA, elle a trouvé une communauté, un but et des occasions de rester active, ce qu’elle privilégie dans chaque aspect de sa vie.

Une championne au Curling

Mary Campbell, à gauche, tient une pancarte ornée du drapeau de la Nouvelle-Écosse. Elle est entourée de ses coéquipiers de l'équipe de curling de la Nouvelle-Écosse : Louise Gillis, Jim Simmons, Mike Vrooman, Amanda MacAulay et Sidney Francis, au Granite Curling Club d'Edmonton, en Alberta. Tous sourient à l'objectif, vêtus de vestes assorties aux couleurs de l'équipe : bleu marine, blanc et jaune.

(Description de l’image: Debout vers la gauche, est Mary Campbell qui tient une affiche qui contient le drapeau de la Nouvelle-Écosse. Elle est accompagnée par son équipe de la Nouvelle-Écosse Louise Gillis, Jim Simmons, Mike Vrooman, Amanda MacAulay et Sidney Francis au Club de curling de Granite en Edmonton, Alberta. Le groupe sourient pour la photo et portent tous des gilets d'équipe de couleurs bleu marin, blanc ansi que jaune.)

Mary est une joueuse de curling aveugle dédiée qui a fièrement représenté sa région à Ottawa au Championnat de curling canadien avec déficience visuel. Les accomplissements de son équipe se font très présents: en 2019 son équipe à remporter la médaille d’or, en 2020 la médaille d’argent et en 2026 à Edmonton, ils ont gagné la médaille de bronze.

Mary a joué au curling deux fois par semaine cette saison. Elle continue d'améliorer sa performance et adore la camaraderie du sport.

Un événement incontournable de la Fin de semaine de récréation et des sports de l’Atlantique

Mary est impliqué avec la Fin de semaine de récréation et des sports de l’Atlantique (FRSA) depuis plusieurs années, en compétitionnant dans plusieurs événements ainsi qu’en apportant son enthousiasme avec elle. Cette année, elle est retournée chez elle avec 6 rubans et médailles. Elle a également été reconnue pour son chantage dans la compétition de <i>Blind Idol</i> du CCA.

Active dans plusieurs sports et loisirs

Autre que le curling, Mary participe aussi au curling pour aveugles et se garde active à travers la marche ainsi que des événements de la communauté. Ses loisirs reflètent son esprit créatif et social. Ses loisirs s’agissent: du chantage, la guitare, le piano, lire, passer du temps avec ses amis sur <i>Facebook</i> et prendre des marches dehors.

La musique est une grande partie de sa vie — elle chante non seulement pour le plaisir, mais aussi chaque fois qu’elle en a l’occasion.

Une bénévole dévouée

Une fois par semaine, Mary fait du bénévolat au Cape Breton SPCA, où elle travaille avec les animaux et trouve l'expérience très émouvante. Sa compassion ainsi que sa patience font d’elle une candidate naturelle pour ce rôle, et elle attend chaque visite avec impatience.

Cheminement de carrière

Après avoir rejoint le CCA en 1992, Mary a travaillé dur pour trouver un emploi, même si les opportunités étaient limitées. Elle a terminé le programme de développement de l’emploi pour développer ses compétences et explorer de nouvelles possibilités.

ANNONCES

Résumé du week-end sportif et récréatif de l'Atlantique :

Le week-end sportif et récréatif de l'Atlantique 2026 (ASRW), organisé à St. John's, à Terre-Neuve-et-Labrador, du 15 au 17 mai, a réuni des membres de la communauté des aveugles et des malvoyants de tout le Canada atlantique pour un week-end rempli de sport, de loisirs, d'amitié et d'esprit communautaire.

Organisé par la CCB et localement par la section CCB de St. John's Royles, l'événement a été un immense succès et a mis en lumière le dévouement et le travail d'équipe qui rendent les rassemblements comme l'ASRW si importants.

Les participants sont arrivés tout au long de l'après-midi et de la soirée de vendredi, se retrouvant à l'hôtel Capital pour l'inscription, une rencontre informelle, une exposition d'artisanat, le concours CCB Idol et une jam session en soirée qui a immédiatement donné le ton à un week-end chaleureux et convivial. Les participants ont eu l'occasion de renouer avec des amis de longue date tout en accueillant les nouveaux membres au sein de la famille ASRW.

Gros plan sur une boule de bowling bleu marine percutant des quilles, une autre boule de bowling étant visible à droite.

(Description de l'image : Gros plan d'une boule de bowling bleu marine percutant des quilles, une autre boule de bowling étant visible à droite.)

Les activités du dimanche comprenaient du bowling sur table, des fléchettes et un tournoi de cribbage, avant le banquet et la remise des prix qui ont clôturé le week-end. Ce banquet a permis de remercier les participants, les bénévoles, les organisateurs et les donateurs qui ont contribué à la réussite de cet événement. La présence de Jim Tokos a particulièrement honoré l'événement, soulignant l'importance de l'ASRW au sein de la communauté CCB.

Lors du banquet, la section St. John's Royles de la CCB a eu le plaisir d'honorer Elena Giovanni, secrétaire de longue date du club, en lui décernant le titre de membre à vie en reconnaissance de ses années de dévouement et d'engagement envers la section et ses membres. La remise de ce titre a constitué un moment fort du week-end et a été chaleureusement accueillie par les participants.

Le succès de l'ASRW 2026 a été rendu possible grâce au travail acharné du comité d'organisation local, présidé par Lori Shea et soutenu par les membres du comité : Karen Young, présidente de la section CCB St. John's Royles, Glenda Brown, Shane Cashin et Brad Moss, ancien gouverneur de district représentant le Lions Club de Portugal Cove-St. Philip's. De nombreux bénévoles ont également donné de leur temps tout au long du week-end pour aider au transport, à l'inscription, à l'installation, à l'encadrement, au service de restauration et à la coordination de l'événement.

Nous tenons à remercier tout particulièrement les nombreux clubs Lions, entreprises, organismes et particuliers de la région de St. John's dont le généreux soutien communautaire a contribué au succès de la fin de semaine. Leur contribution témoigne du formidable esprit communautaire qui caractérise Terre-Neuve-et-Labrador et a permis de créer une atmosphère où les participants se sont sentis accueillis, soutenus et mis à l'honneur.

Au-delà des compétitions et des activités prévues, l'ASRW 2026 a une fois de plus démontré l'importance des loisirs, de l'inclusion et des liens sociaux au sein de la communauté des personnes aveugles et malvoyantes. Après la dernière session musicale, dimanche soir, de nombreux participants rentraient chez eux, impatients de se retrouver l'année prochaine à Charlottetown, sur l'Île-du-Prince-Édouard, avec des amis devenus, grâce à des week-ends comme celui-ci, une véritable famille.

Assemblée générale annuelle 2026 :

L'assemblée générale annuelle du Conseil canadien des aveugles se tiendra le Mercredi 24 juin 2026 à 12 h 00 HAE via webinaire Zoom, avec possibilité de vote en ligne.

Les avis d'assemblée générale annuelle, les documents justificatifs et les informations relatives au vote ont été distribués à tous les membres admissibles de la catégorie A par voie électronique et postale.

Conférence du Mois de la santé visuelle 2026 Voix pancanadiennesEnregistrement disponible !

Des représentants de Specsavers sourient et posent pour une photo de groupe, avec au centre Leslie Yee, Louise Gillis et son chien guide Monk, Jim Tokos et Leo Bissonnette, tous trois de la CCB. Derrière eux, une banderole arbore le logo de la CCB et l'inscription « Conférence du Mois de la santé visuelle » en bleu sur fond blanc.

L'enregistrement de la conférence du Mois de la santé visuelle 2026 du Conseil canadien des aveugles, Voix pancanadiennesLe compte rendu est maintenant disponible en ligne. La conférence a réuni des chercheurs, des professionnels de la santé, des défenseurs des droits, des fournisseurs de services et des leaders communautaires de partout au Canada afin de discuter de la santé visuelle, de l’accès aux soins oculaires, des services de réadaptation, de l’accessibilité, de la sensibilisation du public et de la défense des droits à l’échelle nationale.

Dans cet enregistrement, vous entendrez :

  • Angélique Hanna sur les facteurs socioéconomiques et les obstacles aux soins oculaires partout au Canada.
  • Dr Allison Scott sur la prestation de soins oculaires du point de vue de la côte Est et du pays.
  • Jim Tokos, Leslie Yee et Jessa Ross à l'occasion du lancement de CCB Campagne pour le droit à la vue.
  • Jennifer Urosevic sur la Coalition des partenaires en santé visuelle et la Loi sur la stratégie nationale pour les soins oculaires.
  • Catherine Langlois de VIA Rail Canada sur un plan national d'accessibilité et de voyages inclusifs à travers le Canada.
  • Dr Yasmin Jindani au nom de Dr Sabri Kourosh à propos du projet d'examen oculaire des enfants autochtones (ICEE).
  • Kamilia Zaman, Léo Bissonnette et Richard Marsolais sur la réadaptation visuelle, les services, les enjeux d'équité et les différences régionales partout au Canada.
Jennifer Urosevic, présidente de Réadaptation pour personnes malvoyantes Canada, pose avec le prix de Personnalité de l'année du Conseil canadien des aveugles. Vêtue d'une robe noire et d'un cardigan violet foncé, elle arbore fièrement le trophée. Derrière elle, des personnes sont assises à des tables, et une diapositive de présentation est projetée sur un écran en arrière-plan.

Six points forts : Journée de reconnaissance des transcripteurs en braille, le 6 juin :

Joignez-vous à Braille Literacy Canada pour célébrer les transcripteurs en braille le 6/6/26 !

En reconnaissance du travail de nos transcripteurs en braille au Canada et dans le monde entier, nous vous invitons à prendre un moment le 6 juin pour souligner leur contribution à la transcription du braille et à la production de documents tactiles. Qu’il s’agisse d’un roman, d’un manuel scolaire, de votre relevé bancaire, d’un menu ou de ressources accessibles pour les élèves, les transcripteurs en braille jouent un rôle essentiel dans la production de documents en braille. Ces professionnels hautement qualifiés sont responsables de la mise en forme et de la transcription des textes imprimés en fichiers braille et en braille en relief.

Il ne s'agit pas seulement de connaître le code braille, mais cela implique plusieurs domaines d'expertise, notamment la mise en forme des copies en braille, la relecture des copies en braille et la production de diagrammes tactiles.

Justice et défense des droits des personnes handicapées : quelle est la différence et pourquoi est-ce important ?

Au sein de la communauté des personnes aveugles et malvoyantes, les termes « défense des droits des personnes handicapées » et « justice pour les personnes handicapées » sont parfois utilisés à tort comme synonymes. Bien qu’ils soient liés, ils ne sont pas identiques. Comprendre cette différence nous permet de bâtir un avenir plus inclusif et plus solide.

La défense des droits des personnes handicapées vise à supprimer les obstacles et à améliorer l'accessibilité. Cela comprend notamment l'aménagement des transports en commun pour les rendre accessibles, l'installation de signalétique tactile, l'obtention de financements pour les aides techniques et la mise à disposition d'informations de santé en braille, en gros caractères, en format audio ou numérique. Cette défense des droits s'appuie sur les systèmes existants pour les rendre plus équitables pour les personnes aveugles et malvoyantes.

La justice pour les personnes handicapées va plus loin. Elle soulève des questions plus importantes, telles que :

  • Pourquoi cette barrière existe-t-elle ?
  • Qui décide des changements à apporter ?

La justice pour les personnes handicapées met l'accent sur le vécu des personnes handicapées, en particulier celles qui rencontrent des obstacles supplémentaires en raison de leur appartenance à une minorité racisée, de leur faible revenu, de leur appartenance à la communauté LGBTQ+ ou de handicaps multiples. Elle remet en question les systèmes et les mentalités qui façonnent les soins de santé, les politiques publiques et la société. Elle insiste également sur le fait que les personnes handicapées doivent être à la tête de ce travail, et non se contenter de donner leur avis.

Au sein de la communauté des personnes malvoyantes, cette différence est importante. Le plaidoyer pourrait contribuer à améliorer l'accès aux soins oculaires. La justice pour les personnes handicapées s'interroge sur les raisons pour lesquelles les personnes aveugles et malvoyantes sont encore sous-représentées aux instances dirigeantes. Le plaidoyer pourrait améliorer les programmes de réadaptation. La justice pour les personnes handicapées examine comment la pauvreté, le colonialisme ou les inégalités fondées sur le genre influencent l'accès à ces programmes.

Les deux approches sont importantes.

Le plaidoyer aide les gens à s'orienter dans leur vie quotidienne.
La justice pour les personnes handicapées vise à changer les systèmes qui créent les obstacles dès le départ.

Ensemble, ils contribuent à bâtir un avenir où les Canadiens aveugles et malvoyants n'ont pas seulement accès aux services, mais où ils ont du pouvoir, une voix et une véritable égalité. Et surtout, nous tous, personnes aveugles ou malvoyantes, sommes des défenseurs de nos droits. Nous prenons la parole chaque jour et nous devons continuer à le faire pour défendre nos droits et façonner le monde qui nous entoure.

Plan d’accessibilité d’Élections Canada :

Nous sommes heureux d’annoncer que le Plan d’accessibilité 2025 d’Élections Canada est maintenant disponible dans les formats suivants : Word, PDF, LSQ (langue des signes américaine) et LSQ (langue des signes québécoise). D’autres formats, notamment en gros caractères, en braille et en version audio, sont disponibles sur demande. Nous avons également publié les faits saillants des progrès en matière d’accessibilité pour 2025 – Élections Canada.

Ce plan est particulièrement important car il tient compte de certains obstacles identifiés lors des 45èmes élections générales grâce aux retours d'information de nos partenaires et des électeurs. Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont partagé leurs points de vue pendant et après les dernières élections générales.

Nous vous encourageons à diffuser notre nouveau plan d'accessibilité au sein de vos communautés et réseaux.

Nous nous réjouissons de poursuivre nos efforts en matière d'accessibilité dans les mois et les années à venir.

« L’équilibre » avec Douglas Panton — Transcriptions de la présentation maintenant disponibles :

Image en niveaux de gris d'une personne en équilibre sur une jambe, les bras levés, appuyée sur un petit pilier dans le sable. L'océan est visible en arrière-plan.

(Description de l'image : Image en niveaux de gris d'une personne en équilibre sur une jambe, les bras levés, appuyée sur un petit pilier dans le sable. L'océan est visible en arrière-plan.)

Nous sommes heureux d'annoncer que les transcriptions des deux présentations « Équilibre » avec Douglas Panton, qui ont eu lieu les 19 février et 5 mars 2026, sont désormais disponibles. Ces séances captivantes ont offert des informations précieuses et des stratégies pratiques pour aider les participants à mieux comprendre l'équilibre et à favoriser des mouvements quotidiens plus sûrs.

Présentateur – Douglas Panton :

Douglas Panton est professeur d'anatomie et de physiologie à Victoria, en Colombie-Britannique.

Première présentation – 19 février 2026 :

Dans sa première présentation, Doug a abordé la science de l'équilibre, les raisons pour lesquelles l'équilibre peut changer avec le temps et comment la perte de vision peut affecter la capacité du corps à maintenir sa stabilité.

Deuxième présentation – 5 mars 2026 :

Dans sa deuxième présentation, Doug s'est concentré sur des méthodes pratiques pour améliorer l'équilibre et réduire le risque de chutes.

DANS LES NOUVELLES

Un implant oculaire révolutionnaire permet à des patients aveugles de lire à nouveau :

Un groupe de patients aveugles peut désormais lire à nouveau grâce à un implant qui a changé leur vie, placé à l'arrière de l'œil.

Un chirurgien qui a implanté les micropuces à cinq patients de l'hôpital ophtalmologique Moorfields de Londres affirme que les résultats de l'essai international sont « stupéfiants ».

Sheila Irvine, 70 ans, malvoyante, a confié à la BBC que pouvoir lire et faire des mots croisés à nouveau était « extraordinaire ». « C’est magnifique, merveilleux. Cela me procure un immense plaisir. »

Cette technologie offre un espoir aux personnes atteintes d'une forme avancée de dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) sèche, appelée atrophie géographique (AG), qui touche plus de 250 000 personnes au Royaume-Uni et cinq millions dans le monde.

Chez les personnes atteintes de cette affection – plus fréquente chez les personnes âgées – les cellules d'une minuscule zone de la rétine, au fond de l'œil, sont progressivement endommagées et meurent, ce qui entraîne une vision centrale floue ou déformée. La perception des couleurs et des détails est souvent altérée.

La nouvelle procédure consiste à insérer sous la rétine une minuscule micropuce photovoltaïque de 2 mm de côté, d'une épaisseur comparable à celle d'un cheveu humain.

Les patients enfilent ensuite des lunettes équipées d'une caméra vidéo intégrée. Cette caméra envoie un faisceau infrarouge d'images vidéo à l'implant situé au fond de l'œil, qui les transmet à un petit processeur portable pour les améliorer et les rendre plus nettes.

Les images sont ensuite renvoyées au cerveau du patient, via l'implant et le nerf optique, lui redonnant ainsi une certaine vision.

Les patients ont passé des mois à apprendre à interpréter les images.

Mahi Muqit, chirurgien ophtalmologue consultant à l'hôpital ophtalmologique Moorfields de Londres, qui a dirigé la branche britannique de l'essai, a déclaré à la BBC qu'il s'agissait d'une « technologie pionnière et révolutionnaire ».

« Il s’agit du premier implant dont il a été démontré qu’il offre aux patients une vision significative qu’ils peuvent utiliser dans leur vie quotidienne, notamment pour lire et écrire. »

« Je pense qu’il s’agit d’une avancée majeure », a-t-il déclaré.

Pour cette étude, publiée dans le New England Journal of Medicine, 38 patients atteints d'atrophie géographique dans cinq pays européens ont participé à l'essai de l'implant Prima, fabriqué par la société californienne de biotechnologie Science Corporation.

Sur les 32 patients ayant reçu l'implant, 27 ont pu de nouveau lire en utilisant leur vision centrale. Au bout d'un an, cela correspondait à une amélioration de 25 lettres, soit cinq lignes, sur une échelle d'acuité visuelle.

Pour Sheila, originaire du Wiltshire, l'amélioration est encore plus spectaculaire. Sans l'implant, elle est totalement incapable de lire.

Mais lorsque nous avons filmé Sheila en train de lire un tableau optométrique à l'hôpital Moorfields, elle n'a commis aucune erreur. Une fois l'exercice terminé, elle a levé le poing en signe de victoire.

« Je suis un lapin heureux »

Sheila dit qu'elle expédie ses tâches ménagères tous les jours afin de pouvoir s'asseoir et mettre ses lunettes spéciales.

La tâche exigeait une concentration extrême. Sheila devait placer un coussin sous son menton pour stabiliser l'image de la caméra, qui ne pouvait faire la mise au point que sur une ou deux lettres à la fois. À certains moments, elle a dû activer le mode grossissement, notamment pour distinguer les lettres C et O.

Sheila a commencé à perdre sa vision centrale il y a plus de 30 ans, suite à la perte de cellules de la rétine. Elle décrit sa vision comme celle de deux disques noirs dans chaque œil.

Sheila se déplace avec une canne blanche car sa vision périphérique, très limitée, est complètement floue. Elle est incapable de lire même les plus grands panneaux de signalisation lorsqu'elle est à l'extérieur.

Elle dit avoir pleuré lorsqu'elle a dû rendre son permis de conduire.

Mais après la pose de l'implant il y a environ trois ans, elle est ravie de ses progrès, tout comme l'équipe médicale de Moorfields.

« Je peux lire mon courrier, des livres, et faire des mots croisés et des Sudokus », dit-elle.

Quand on lui a demandé si elle pensait un jour relire un livre, Sheila a répondu : « Jamais de la vie ! »

« C’est incroyable. Je suis aux anges », ajoute-t-elle.

« La technologie évolue si vite, c'est incroyable d'en faire partie. »

Sheila se concentre intensément pour lire.

Sheila ne porte pas son appareil lorsqu'elle est à l'extérieur. Cela tient en partie au fait qu'il exige une grande concentration : elle doit garder la tête parfaitement immobile pour lire. De plus, elle ne souhaite pas devenir trop dépendante de l'appareil.

Elle explique qu'elle « expédie ses tâches ménagères » chaque jour avant de s'asseoir et de mettre ses lunettes spéciales.

L'implant Prima n'est pas encore homologué et n'est donc pas disponible en dehors des essais cliniques ; son coût final reste par ailleurs incertain.

Néanmoins, Mahi Muqit a déclaré espérer que ce traitement serait disponible pour certains patients du NHS « d’ici quelques années ».

Il est possible que cette technologie puisse être utilisée à l'avenir pour aider les personnes souffrant d'autres affections oculaires.

Le Dr Peter Bloomfield, directeur de la recherche à la Macular Society, affirme que ces résultats sont « encourageants » et constituent une « excellente nouvelle » pour ceux qui n'ont actuellement aucune option de traitement.

« La vision artificielle peut offrir beaucoup d’espoir à de nombreuses personnes, notamment après les déceptions précédentes dans le domaine du traitement de la DMLA sèche. »

« Nous suivons de près l’évolution de la situation afin de voir si l’implant Prima sera approuvé pour une utilisation au Royaume-Uni, et surtout s’il pourra être pris en charge par le NHS. »

Gros plan sur un œil aux nuances turquoise, bleues, vertes, jaune clair et orange. Un anneau lumineux entoure la pupille noire.

(Description de l'image : Gros plan d'un œil aux nuances turquoise, bleu, vert, jaune clair et orange. Un anneau de lumière est visible autour de la pupille noire.)

Par Fergus Walsh, rédacteur médical, BBC News.

L'athlète de Calgary, Dagmar Jamieson, ne laissera pas sa cécité légale l'arrêter :

Lorsque Dagmar Jamieson a reçu un diagnostic de dégénérescence maculaire et a été déclarée légalement aveugle, cela n'a pas entamé sa passion pour le sport. Le sport a toujours occupé une place importante dans sa vie. Elle a pratiqué le patinage artistique, la danse et le ski.

Même après avoir reçu un diagnostic de dégénérescence maculaire et avoir été déclarée légalement aveugle, Jamieson a continué à skier.

Jamieson affirme que rien n'aurait pu l'arrêter.

« J’adorais le ski. C’était ma façon de me ressourcer, d’aller à la montagne. »

Des pentes jusqu'à l'eau.

Au fil des années, la vue de Jamieson s'est détériorée et le ski alpin n'était plus sans danger.

Une amie lui a suggéré d'essayer le ski nautique.

Sa première expérience a eu lieu avec l'équipe nationale canadienne et Jamieson dit qu'elle a été conquise.

« Ces athlètes handisport m’ont vraiment inspirée », a-t-elle déclaré.

« Je me suis levé sur mes skis, d'abord sur deux skis, puis j'en ai lâché un et j'ai dit : "J'y suis !" »

Quand elle est sur l'eau, Jamieson a besoin d'aide.

Elle utilise un casque étanche équipé d'un dispositif de communication.

Cela permet à son entraîneur de lui parler et de lui donner des instructions.

Même si elle a 65 ans, Jamieson affirme qu'elle a encore de grands objectifs en tête.

« Je suis motivée à l'idée de faire partie de l'équipe pour les championnats du monde de 2027, qui auront lieu au Canada », a-t-elle déclaré.

Une personne portant un gilet de sauvetage et un short fait du ski nautique sur l'eau, tenant une corde de remorquage tandis que l'eau éclabousse autour d'elle par une journée ensoleillée.

(Description de l'image : Une personne portant un gilet de sauvetage et un short fait du ski nautique sur l'eau, tenant une corde de remorquage tandis que l'eau éclabousse autour d'elle par une journée ensoleillée.)

Également auteur.

Jamieson est également un auteur qui a écrit plusieurs livres.

Elle explique que leurs projets portent sur la manière dont l'IA et la technologie peuvent aider les personnes handicapées.

« Ce sont des témoignages poignants et personnels de personnes qui expliquent comment l'IA et la technologie ont amélioré leur vie. »

Elle garde espoir de recouvrer la vue.

Jamieson affirme qu'il existe actuellement une quarantaine de nouveaux essais cliniques qui pourraient permettre de restaurer ou d'arrêter sa dégénérescence.

Elle dit que pouvoir revoir serait un rêve devenu réalité.

« Pouvoir voir, vous plaisantez ? » dit-elle.

« Je n'arrive même pas à imaginer à quel point cela pourrait inspirer ma vie. Je pourrais vous regarder dans les yeux. Je pourrais regarder mon fils dans les yeux, ce que je n'ai pas pu faire depuis sa naissance. »

« Ce qui me manque le plus, c’est le contact humain, pouvoir voir quelqu’un de l’autre côté de la rue et le reconnaître. »

Par Glenn Campbell, CTV News.

Un aveugle du Royaume-Uni est le premier à servir des pintes lors d'un festival de la bière :

Kevin Ramsey devrait être la première personne aveugle à travailler au Festival de la bière et du cidre d'East Anglia.

Un homme devenu aveugle il y a environ sept ans sera le premier aveugle à servir des pintes lors d'un festival de la bière et du cidre.

Kevin Ramsey sera en service au Festival de la bière et du cidre d'East Anglia, qui se tiendra à la cathédrale de St Edmundsbury.

M. Ramsey, bénévole chez Suffolk Sight, avait déjà servi des pintes lors d'une des manifestations de l'association et souhaitait tenter l'expérience à plus grande échelle lors de l'événement de Bury St Edmunds, dans le Suffolk.

Geoff Staff, président du conseil d'administration de Suffolk Sight, a déclaré qu'il s'attendait à ce que les clients « adorent » le nouveau barman.

M. Ramsey a expliqué que M. Staff lui donnait le signal « un, deux, trois, stop » pour l'aider à servir les boissons en doses d'un tiers de pinte, d'une demi-pinte ou d'une pinte sans déborder du verre.

« Je veux pouvoir prouver que nous pouvons le faire, afin d'aider d'autres personnes à voir si elles aussi peuvent le faire », a-t-il déclaré.

L'organisateur du festival, Paul Cooper, a déclaré qu'il pensait que c'était la première fois que le festival comptait parmi ses membres une personne malvoyante.

« Je pense qu'il va y avoir une longue file d'attente au bar. Je serai en tête », a-t-il déclaré.

M. Ramsey a consacré du temps à s'entraîner en vue du festival.

Il s'agissait de se familiariser avec les environs ainsi qu'avec les fûts de bière, en prévision des 30 heures qu'il y passera au profit de Suffolk Sight.

Le paiement des boissons sera effectué par une autre personne travaillant avec M. Ramsey.

« Une personne ayant perdu la vue a une bien meilleure conscience de l’espace qui l’entoure », a déclaré M. Staff.

« Kevin est absolument incroyable. Il a une capacité fantastique à appréhender l'espace qui l'entoure et, en très peu de temps, il sait comment servir quelqu'un ; il est tout simplement brillant avec les gens. »

« Ce qui est formidable, c'est que les parieurs adorent ça aussi. Ils aiment cette expérience ; ils n'en reviennent pas. Il y a un véritable engouement autour de Kevin. »

Par Alice Cunningham, BBC News.

Gros plan sur des mains levant des verres de bière, avec de la verdure visible en arrière-plan flou.

(Description de l'image : Gros plan de mains levant des verres de bière, avec de la verdure visible en arrière-plan flou.)

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